jeudi 13 février 2014

lundi 3 février 2014

Le Magasin des Suicides


Imaginez un monde où l’on vend depuis dix génération tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l’humeur sombre jusqu’au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre...
Le Magasin des Suicides est un petit livre d’environ 150 pages, écrit par Jean Teulé. Sa première parution remonte à 2007 et son adaptation cinématographie, réalisé par Patrice Leconte, est sortie en salle en septembre 2012.


L’histoire d’une famille pas comme les autres.

Lucrèce, Mishima et leur trois enfants, Vincent, Marylin et Alan passent leur vie à abréger celle des autres. Ils vendent des cordes résistantes, des parpaings en ciment et des fioles bourrées d’arsenic (vous remarquerez que les personnes ne portent que des noms tirés de suicidés célèbres).
Lucrèce et Mishima, sont très fiers de leurs deux aînés : Vincent est diaphane et suicidaire, et Marilyn est grasse et mal dans sa peau. Le problème c’est Alan. Il dérange. Car il voit la vie en rose. L’enfant rebelle va doucement semer l’optimisme, comme on inoculerait un poison. Il rend le sourire aux clients, et c’est très mauvais pour le commerce.

« On le force à regarder les infos à la télé pour tenter de le démoraliser mais si un avion transportant 250 passagers s’écrase et qu’il y ait 247 morts, lui ne retient que le nombre de rescapés. »

Mais qui est Jean Teulé ?

Jean Teulé, après des études de dessin à Paris dans l’école d’art de la rue Madame, devient dans un premier temps, auteur de bandes dessinées pendant une dizaine d’années. Il collabore avec des auteurs comme Jean-Marie Gourio et adapte le roman de Jean Vautrin Bloody Mary. Il réalise également d’autres bandes dessinées en solo. Il est primé en 1990 au festival d’Angoulême pour « contribution exceptionnelle au renouvellement du genre de la bande dessinée ». Il décide d’arrêter la BD pour se lancer dans la télévision. C’est l’animateur Bernard Rapp qui lui propose de faire de la télé, L’assiette anglaise. Il file ensuite sur Canal + rejoindre l’équipe de l’émission Nulle part ailleurs. La directrice littéraire Élisabeth Gille, l’ayant écouté à la télévision, lui propose d’écrire. Treize romans sortiront. L’un d’eux, Darling, est adapté au cinéma par Christine Carrière en 2007. En 1996, Teulé réalise également l’adaptation de son livre Rainbow pour Rimbaud en long métrage. Il reçoit le prix de la jeunesse au festival de Cannes, puis décide d’arrêter le cinéma. Et depuis, il ne fait qu’écrire des romans. Je, François Villon a obtenu le Grand Prix de la Biographie et est adapté en téléfilm pour France 2 en 2009. L’une de ses œuvres majeures Le Magasin des Suicides a été traduit en vingt-quatre langues. Patrice Leconte l’a adapter en film d’animation en 2012.


       Le suicide, ça se trouve ailleurs ?

Suicide, mode d'emploi, est un livre de Claude Guillon et Yves le Bonniec, édité en 1982.
Ce livre relate l'histoire, les différentes techniques et l'actualité du suicide. Au dixième chapitre de celui-ci, figurent des « recettes médicamenteuses » et des noms de médicaments mortels. Ce sont ces dernières informations qui pousseront ses adversaires à le combattre.

Censuré en France, le livre lève, selon ses défenseurs, le tabou sur le sujet du « droit à la mort », et son interdiction relève du délit d'opinion. Selon ses opposants, il peut constituer une incitation au suicide.

Et je n’en pense que du bien.

Ce livre est un petit bijou d'humour noir , décalé et grinçant ... car on rit et on sourit beaucoup tout en le lisant. Depuis la description des méthodes de suicide (de la corde tressée main avec minutie, au bocal de bonbons de la caisse, dont certains sont au cyanure, en passant par les lames de rasoirs pour se trancher les veines, dont certaines sont volontairement rouillées pour ne pas échapper à la septicémie, si jamais le client se rate...).
Je vous avoue qu’avant de commencer le livre, j’étais septique, j’avais peur qu’il soit trop glauque pour moi. Mais Jean Teulé est un sans doute un peu magicien, car traiter un sujet tabou comme le suicide sur un ton humoristique, sans jamais sombrer dans le glauque est un tour de force. Pour un peu, on aurait envie de pousser la porte de ce magasin des suicides. L'écriture est rapide, enlevée, fluide. Les chapitres courts incitent à ne pas s'arrêter avant d'avoir lu le suivant, puis le suivant et encore un ...


Vous l'aurez compris j'ai aimé ce petit roman et je vous le recommande vivement !

vendredi 22 novembre 2013

La Guerre d'Otto Dix.


Le tableau "La Guerre" d'Otto Dix a été peint entre 1929 et 1932. C’est un triptyque, c’est-à-dire une œuvre peinte sur trois panneaux en bois que l’on peut replier. Ce format était principalement utilisé au 6ème et 7ème siècle pour les peintures religieuses. Le panneau central mesure 204 x 204 cm et les panneaux de chaque côté mesurent 204 x 102 cm chacun. La Guerre est une peinture à l’huile réalisée sur des panneaux de bois.

Otto Dix est un peintre allemand expressionniste .Il décide de peindre les horreurs de la guerre. Ses peintures abordent souvent des thèmes lugubres comme la mort, la vieillesse, la prostitution et la violence.Les nazis qualifient Otto Dix d’artiste dégénéré.

Le tableau présente une image plus réaliste et encore plus sombre de la guerre que ce qu’il avait pu peindre auparavant. Ce tableau est donc peint durant la République de Weimar qui a tendance à glorifier l’héroïsme de la guerre. Alors que la population commence à oublier les horreur qu’elle a vécues, Otto Dix en dépeint une image crue non pas pour choquer mais plus pour témoigner et rappeler la réalité de la guerre.
Le triptyque ne fut exposée que brièvement à Berlin pour l’exposition « Art dégénéré » avant qu’il ne soit caché des nazi qui auraient pu le détruire.
- Panneau de gauche : des soldats en armes portant sac au dos (il est possible d'identifier là les armes et l'uniforme portés par les poilus) tournent le dos au spectateur et marchent dans la brume.

- Panneau central : Alors qu'aucun décor n'est représenté dans le panneau de gauche, l'arrière plan du panneau central est occupé par la représentation de ruines : restes de maisons écroulées ou calcinées, paysage désertique au sein duquel aucune trace de présence humaine n’apparaît ,c'est une évocation des ravages causés par les bombardements. Au premier plan c'est la tranchée dans toute son horreur et son inhumanité qui est évoquée : (en bas à droite) amoncellement de corps déchiquetés (bombardements) surplombé par un cadavre à la bouche ouverte d'où jaillit un vers et à la peau parsemée de pustules qui évoquent les conditions d'hygiène abominables dans lesquelles ont vécu les poilus dans les tranchées (maladies, épidémies).Ce cadavre tend une main, tentative désespérée d'obtenir de l'aide dans un univers d'où l'humanité a disparu, son appel à l'aide reste suspendu dans le vide. Au dessus de cet amas de viscères et de corps flotte un squelette embroché sur un résidu d'architecture et qui désigne de son doigt la mort et la barbarie qui s'entassent plus bas. Quasiment invisible, à gauche de l'image un unique survivant assiste à la scène, statufié par sa cape qui le prive de ses bras, visage et regard dissimulés sous son masque c'est un personnage passif et sans identité, pétrifié par l'inhumanité dont il est le spectateur, il est à son tour comme privé de son humanité.

- Panneau de droite : Ce panneau contient un autoportrait, Otto DIX se représente en sauveur transportant dans ses bras un soldat blessé. Ce personnage de sauveur est le seul qui fait face au spectateur et qui avance vers le premier plan, le seul qui possède la capacité de voir. Enfin il est également l'unique personnage de cette scène qui ne porte pas l'uniforme complet du soldat : ni casque, ni masque, ni arme, ce "sauveur" avance à découvert ,ne craignant pas l'attaque ennemie et n'étant pas soucieux non plus de se défendre.
-  Prédelle (la partie inférieure du retable ): Panneau inférieur au format rectangle allongé : le peintre inscrit dans ce format la représentation de ce qui semble être un caveau ou un cercueil collectif : des soldats allongés évoquent le corps du Christ mort représenté dans la prédelle du retable d'Issenheim.

Cette œuvre est forte mais aussi très riche, qui dénonce les atrocités de la guerre. Otto dix dresse un portrait à la fois très crue et réaliste mais aussi rempli de symbolique de ce dont il a été témoin.

On peut faire un lien avec le retable d'Issenheim de Mathias GRÜNEWALD. Un retable est, dans une église, un tableau placé sur un autel et sur lequel sont représentés les épisodes de la vie du Christ et des saints. Ainsi, en utilisant la forme du triptyque Otto DIX cite très directement le retable d'Issenheim et par cette évocation ajoute une strate d'horreur à l'horreur déjà représentée dans son œuvre. Dans le retable d'Issenheim il est aussi question de mort et de souffrance puisque le panneau central de celui-ci est la représentation d'une crucifixion qu’il choisit de peindre sans rien voiler de la déchéance du corps crucifié : corps amaigri, déformé, creusé par la douleur, chairs grises et meurtries par les clous, sang, pustules.


jeudi 24 octobre 2013

Le Nid de Nils Udo




            Le Nid de Nils Udo : 
 


1- Présentation: 

Titre: Le nid
Support: photographie d’une installation
• L’ auteur: Nils Udo
  

 



Biographie de l’auteur:  
Né en Allemagne en 1937, Nils Udo est un artiste plasticien (artiste ayant des techniques ou des support variés),il a étudier l'art graphique avant de devenir peintre, il étudie également la photographie. En 1972 il s'intéresse à la sylviculture (culture des arbres). Il emprunte ses matériaux à la nature pour arranger de manière totalement inédite un nid et une maison d'eau en mer du Nord. 

2- Description de l’œuvre: 

Dans une clairière située dans un sous-bois on peut voir un nid énorme en branche de Bouleaux, en terre et en pierre, à l'intérieur de celui-ci un homme nu est couché. Le nid est une oeuvre de Land Art (art utilisant les matériaux de la nature), elle est aussi un oeuvre In Situe (expression latine qui indique qu'une oeuvre est uniquement fait pour le lieu qu'elle occupe)

3- Analyse et interprétation de l’œuvre: 


Le nid symbolise la naissance, la protection de la vie, il évoque le confort d'un lieu intime où l'on se sent protégé du monde qui nous entoure. L'homme parait minuscule par rapport à la nature qui l'environne, s'il respecte, observe sans la détruire, il peut s'endormir en toute quiétude. 


4- Pourquoi avoir cette œuvre et cet artiste:    
- Pour l’originalité de l’œuvre ( manière dont la nature est mise en avant)
- Pour les techniques de l’artiste ( Land Art, In Situe et la Sylviculture) 


5- Œuvres et artistes à relier avec l’auteur  

Nils Udo: le Nid 



                      




                         Andy Galsorthy: Oak leaves and holes 


 


 Sean Penn: Into the Wild  



Gaëlle                                                                   

vendredi 22 mars 2013

Invictus




 Invictus est un film dramatique et historique qui est sorti en Janvier 2009. C’est un film américain réalisé par Clint Eastwood. Clint eastwood (82 ans) qui est un grand réalisateur et acteur américain, réputé pour ses films et ses rôles dans la série de western Rawhide. C’est un film inspiré de faits réels dans l’histoire de l’Afrique du Sud. 
Invictus, raconte la période après l’élection de Mandela dans la peau de Mandela et F.Piennaar .En effet, l’histoire se déroule en 1994. Nelson Mandela joué par Morgan Freeman vient d’être élu président l’Afrique du Sud. Nelson Mandela vient de sortir après 27 ans de prison pour avoir lutter pacifiquement contre les lois d’apartheid (en 1948) mises en place par le gouvernement.

 Il faut savoir que l’Afrique du Sud à cette époque est encore marqué par l’apartheid et à une économie très basse.L’élection de Mandela marque la fin de cette situation. Au début, on voit que les tensions entre les noirs et les blancs sont très présentes. Tout au long du film, cette situation va se clarifier. En effet, Mandela va miser sur le rugby sport pratiqué surtout par les blancs pour réconcilier les deux parties. Au départ, les springboks sont très faibles, ils n’ont aucunes chances de remporter la coupe du monde de rugby qui se déroule en Afrique du Sud. Cependant, leur capitaine François Pienaar joué par Matt Damon, va être guidé par Mandela et va pousser l’équipe à se surpasser physiquement et mentalement. Après une lourde défaite en match amical, il promet à ses coéquipiers de ne plus goûter à la défaite. Arrive en suite la coupe du monde, l’Afrique du sud se qualifie en exploit en finale après avoir passé les phases de poule, battu les samoans et la France.

 Elle arrive en finale contre les Alls blacks mené par Jonah Lomu réputé comme étant le meilleur joueur de rugby, physique très impressionant. Avant, ce match qui semble être perdu d’avance, les joueurs visitent l’ile de Robben Island. Il découvre la prison où fut détenu Mandela. Enfin, Mandela transmet à Pienaar un poème ("invictus") qui lui a permis de pardonner durant cs années de prison. L’équipe arrive en final et elle s’impose en héros 15 à 12 après prolongations. C’est la fête dans les rues de Johannesburg, la population semble unie dans la victoire. Le pays est apaisé, Nelson Mandela a gagné son pari.

Ce film m’a beaucoup plus de part son coté historique et son coté sportif. Les deux personnages principaux sont très attachants. Morgan freeman est un très bon acteur, il joue vraiment  très bien Mandela qui a beaucoup d’humilité et de modestie qui peut être parfois bouleversant. Ce film révèle un message de paix de part la grandeur d’âme de Mandela qui a su tiré des enseignements durant 27 ans de prison à Robben island. Tandis que Matt Damon joue parfaitement ce rugbyman courageux et rêveur. Ce que j’ai particulièrement apprécié c’est l’évolution des comportements entre les blancs et les noirs dont l’exemple et Mandela et François Pienaar dans le film. J’ai aussi apprécié les scènes de rugby, c’est un peu une des spécialités d’Eastwood d’introduire le sport pour montrer de grandes valeurs humaines. Même, si elles étaient peu présentes et peu realistes. C’est ce qui est pour moi le seul défaut du film...  Il y a aussi quelques incohérences avec la réalité. Par exemple, l’équipe de rugby est présenté comme mauvaise alors qu'en réalité pas tant que sa. Néanmoins ces quelques défauts ne changent pas  la qualité de ce film.

dimanche 3 mars 2013

Let them Talk 

Let them Talk est un album studio de Blues réalisé par Hugh Laurie sorti le 9 mai 2011. Il contient 15 titres pour une durée totale de 57 minutes.

On retrouve dans cet album David Piltch, Jay Bellerose, Greg Leisz, Kevin Breit, Patrick Warren et Allen Toussaint. 

On y retrouve des reprises de classiques de Blues américain venants de la Nouvelle-Orléans comme par exemple Swanee River de Ray Charles, The Battle Of Jericho de Rosetta Tharpe ou encore St. James Infirmary de Louis Armstrong. 




Mais le Blues, c'est quoi? 

Originaire des Etats-Unis et s'inspirant des chants utiliser au travail par la population Afro-Américaine, le Blues est considéré comme un style musicale vocal et instrumental. Le chanteur y exprime ses sentiments, généralement négatifs, comme la tristesse , la peur, mais aussi les problèmes qu'il rencontre dans sa vie. Considéré comme l'ancêtre du Rock et du Jazz, il influence bon nombre de styles musicaux à partir du XXème siècle. Dans le Blues les instruments les plus utilisés sont la guitare, l'harmonica, le piano et la batterie. Le tempo est plutôt lent et le rythme est très souvent ternaire. 

Avis personnel: 

Que vous soyez fan de Blues ou fan d'Hugh Laurie, je peux vous garantir que cet album ne vous décevra pas! Let them Talk est un moyen de découvrir une autre facette du britannique mais également de revisiter des classiques du siècle dernier grâce à sa voix peu commune.Même s'il est classé dans le genre Blues, il marie très bien d'autres styles de musiques très proches comme le Rythm'n Blues ou le Jazz.   Tout en étant fan de Ray Charles, on peut tout de même savourez cet album qui vous fera replonger quelques années en arrière. 
En soi, il s'agit d'une agréable expérience qui vous fera tout oublier.